jeudi 25 mars 2010

Remettre à demain ce que l'on peut faire d'une seule

Ce matin, le journaliste Léon Mercadet lance ce que l'on considérera comme la blague du jour lors de l'émission La Matinale, sur Canal +.

"Il ne faut jamais remettre à demain ce qu'on peut faire d'une seule".

Voici un joyeux parhyponoïan, c'est-à-dire une substitution en fin d'énoncé qui va à l'encontre de ce qui est normalement attendu. Le parhyponoïan se joue facilement des expressions figées, et notamment des proverbes (1). Ici, l'effet comique est renforcé par le calembour, nous faisant entendre, par paronymie (2), deux mains en place de demain ; cette interversion étant motivée par l'absence de référent explicite du syntagme "une seule" et qui nous amène à en chercher un afin d'établir la pertinence de l'énoncé qui sinon est absurde.

A en regarder de près le fonctionnement cette figure apparaît complexe, mais pour autant le trait d'humour est facile à comprendre, presque immédiatement, c'est dire la virtuosité de notre petit cerveau.



(1) Autre exemple fameux : Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se noie.
(2) La paronymie désigne la ressemblance de prononciation entre deux termes.

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